Manifestations

2025

Conférence — "La sociologie économique de la mode"
— 8 avril 2025, 14h–16h Salle 30 (-1) 20 (Accès 30, Niveau (-1) : au sous-sol), CNAM, 2 rue Conté, Paris 3e

La philosophe politique Nathalie Goldwaser Yankelevich (Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas – CONICET et Universidad Nacional de Avellaneda, Argentine) viendra discuter (en français) de son ouvrage La mode, une révolution éphémère (La moda, revolución efímera)

La discussion sera organisée par Guillaume Lecoeur (historien et sociologue, docteur du Lise et chercheur associé au laboratoire HT2S) qui mettra en perspective les travaux de l’intervenante à partir de ses propres recherches en sociologie économique.

Elle nous présentera comment le phénomène de la mode a été traité par la tradition sociologique, en particulier par celle de la première école de Francfort.
Après quelques définitions du « phénomène de la mode » qui s’éloignent de ce qui lui est habituellement associé: vêtement, ornement, parure, marques, maisons de haute couture, il s’agit donc d’offrir une nouvelle perspective composée de l’étude de différents auteurs tels que Leopardi, Balzac, Baudelaire, Simmel, Freud, Benjamin, Tarde, Frisa, Bard, Berardi, Fisher, entre autres. Ainsi, il s’agit de comprendre la mode comme un phénomène qui fait appel à la tradition, aux coutumes, au passé immémorial, en reprend une partie pour y installer une nouveauté qui, à l’avenir, devra s’estomper et mourir pour devenir une habitude ou une nouvelle coutume. Donc, loin d’être un simple synonyme de vêtement, la mode est liée à une répétition infernale au centre de laquelle gravitent la mort, la mémoire et l’oubli. Tout ce qui recouvre le corps ou est perçu par l’esprit ─ des œuvres architecturales ou vestimentaires aux discours des médias ─ fait partie de ce phénomène complexe qui s’inscrit dans le cadre de la tradition et des hégémonies. Cela répondrait à la question de savoir pourquoi nous achetons en permanence de manière compulsive, qu’il s’agisse d’un objet ou d’un service, aussi triviaux et inutiles soient-ils. (…)

 

Séminaire — "Vêtements et costumes : la constitution d’un patrimoine muséal"
— 26 mars 2025, 18h15, Salle Walter Benjamin, rez-de-chaussée de l'INHA, Paris

Ce séminaire de recherche s’inscrit dans le cadre du programme de recherche La mode au musée : une histoire française, porté par la chaire junior Patrimoine de la mode de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Intervention de

Céline Chanas, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du Musée de Bretagne, Du costume à l’habillement : histoire des collections du Musée de Bretagne. Collections et acquisitions, muséographie et expositions
       Elle abordera l’histoire des collections d’habillement du Musée de Bretagne, qui constituent l’un de ses domaines les plus riches. En tant que musée de la société, il est l’héritier d’une longue tradition, celle des musées d’ethnographie qui ont collectionné et mis en valeur ces objets depuis la fin du XIXe siècle. Des origines aux perspectives actuelles, il s’agira de proposer une lecture de ces collections à travers le prisme des questions d’étude et de recherche, mais aussi des récits et des discours à proposer au public.
 

Intervention de

Françoise David, responsable du pôle Recherche et Expositions au Museon Arlaten – musée de Provence, Collection et muséographie du costume au Museon Arlaten (XIXe – XXe siècles) : une question de revendication culturelle
        Elle reviendra sur la création du musée dans un contexte régionaliste, sur sa position au cœur d’un processus de sauvegarde, mais aussi de fixation et d’invention du costume traditionnel. Un moment qui sera également l’occasion d’évoquer la rénovation du musée et les enjeux scénographiques spécifiques au costume arlésien. 


2024

JE — "Le patrimoine de la broderie du Moyen Âge et de la Renaissance : de l'inventaire à l'étude"
— 4 mars 2024 à Paris (INHA, salle Vasari et C2RMF, auditorium) et 5 mars 2024 à Sens (Musées, salle du Jubé)

Journées d’Études “Patrimoines brodés du Moyen Âge et de la Renaissance : du recensement à l’étude.”

Inscription obligatoire en écrivant à journees.broderies@gmail.com 
(merci d’indiquer si vous souhaitez assister à la journée du 4 mars, du 5 mars ou au deux)

Ces journées d’étude s’inscrivent dans le cadre d’un projet de catalogue numérique des broderies des collections françaises (1200-1600). Porté par le laboratoire Saprat (EPHE-PSL) et financé par la Ville de Paris dans le cadre du dispositif Émergence(s), il réunit une équipe de chercheurs soutenue par le réseau des musées de France, de l’Inventaire et des Monuments historiques. L’objectif de la rencontre est de rassembler des historiens de la broderie venus de différents pays et spécialités afin de dresser un état des lieux des méthodes et approches mises en œuvre pour recenser, étudier et faire connaître ce patrimoine textile qui demeure mal connu et peu étudié à ce jour. Le pro- gramme sera présenté à cette occasion ainsi qu’un état de la recherche sur les broderies du trésor de la cathédrale de Sens qui relèvent de la première tranche de l’enquête.

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de l'École Pratique des Hautes Études 


2018

Conférence — "Iconographies du vêtement et de la mode, images de temporalité"
— 16 janvier 2018, DFK Paris, 45 rue des Petits Champs, 75001 Paris

Conférence proposée par  Isabelle Paresys, maîtresse de conférences en histoire culturelle à l’IRHiS, Université de Lille
             Elle mène des recherches sur le vêtement et la mode à l’époque moderne ainsi que sur les représentations de ceux-ci par le cinéma français. 

L’objectif de la conférence est de s’interroger sur la relation que les « images de mode » entretiennent avec le temps. Les études sur la mode insistent principalement sur la sémiotique des apparences ou analysent les esthétiques de leurs représentations visuelles. Pourtant, dans une perspective historique longue, on ne peut faire abstraction du rôle que les vêtements à la mode jouent comme marqueurs de temporalité dans notre culture visuelle. On abordera donc la naissance d’une iconographie spécifique du vêtement à partir de la Renaissance. On verra comment l’imagerie vestimentaire essaya de rendre compte de la temporalité de la mode présente et passé en s’enrichissant de nouveaux genres éditoriaux entre le XVIIe et le XIXe siècles, jusqu’à ce que le cinéma propose une rétrovision animée de la mode dans les films historiques ou dit « à costumes ».


2012

Candidature pour le prix ICOM— "Costume fête ses 60 ans"
— Du 18 avril 14h au 19 juillet 23h

Le Comité International des Musées et Collections du costume, de la mode et des textiles, fête ses 60 ans.
À cette occasion, le comité décernera un prix unique. 
Les projets proposés doivent respecter plusieurs critères.  Ils peuvent couvrir tous les sujets concernant les collections texile : théorie, pratique, exposition, éducation, recherche, design.
Par ailleurs, ils doivent exister depuis moins de trois ans, et être rédigés dans une des trois langues de l’ICOM (anglais, français et espagnol).

Accéder par ce lien à plus d'information sur l'appel (anglais, pdf, 147Ko)


2017

Conférence — "Objets et émotions : les jetons textiles de l'hôpital des enfants trouvés de Londres, 1740-1770"
— 30 novembre 2017, 17h30 Salle 830 (8e étage), Bâtiment Olympe de Gouges, 8 place Paul Ricoeur, Université Paris Diderot, Paris

Les stations de métro les plus proches sont : Bibliothèque François Mitterand (ligne 14, RER C), Avenue de France (T3).
La salle 830 se trouve au 8ème étage du bâtiment. Pour y accéder il faut se munir d’un badge à la loge (qui vous permet d’emprunter les ascenseurs)

Conférence de 

John Styles (professeur d’histoire moderne à l’université de Hertfordshire et ancien directeur du parcours de recherche au Victoria and Albert Museum)

Pionnier de l’histoire de la culture matérielle, il travaille en particulier sur le textile et les consommations populaires. Il  est l’auteur notamment de The Dress of the People (Yale University Press, 2007), et a été commissaire en 2010 de l’exposition “Threads of Feeling” qui s’est tenue au Foundling Hospital de Londres et qui portait sur les bouts de tissus (textile tokens) laissés en gage par les mères obligées de laisser leur enfant à l’orphelinat dans l’espoir que ce petit gage matériel leur permettrait un jour de pouvoir se faire reconnaître et identifier comme la mère de l’enfant.

Séance organisée par le LARCA / UMR 8225 (traverse culture matérielle)

Pour tout renseignement complémentaire veuillez contacter Ariane Fennetaux (ariane.fennetauxuniv-paris-diderotfr)

JE — "Textiles des grandes occasions"
— 24-25 novembre 2017, Château de Fontainebleau, Fontainebleau (France)

Journée d’étude organisée par l’AFET

Les grandes occasions signent un écart par rapport au quotidien. Elles offrent une large gamme de situations individuelles ou collectives, uniques ou répétitives ; elles se reproduisent sous une forme immuable ou, au contraire, renouvelée, et peuvent se dérouler sur une durée plus ou moins longue.
Vie privée, vie publique, vie civile ou militaire, vie religieuse, vie universitaire, vie associative, vie sportive, vie festive, vie culturelle …autant de cadres qui les suscitent.
Le textile, un des éléments associés à cet écart, porte la marque de l’époque, du lieu et du milieu. Porteur d’un message explicite ou implicite, souvent interprétable, il se révèle fécond pour approcher une société.
La grande occasion modifie la valeur intrinsèque du textile. Quel que soit son usage, vestimentaire ou autre, il tranche par la matière, la couleur, la forme, l’ornementation. Il peut être luxueux, ruineux ou de pacotille, entraîner des dépenses importantes ou le recours à la location, être neuf ou d’occasion, faire l’objet d’un réemploi ou d’une transfor- mation/adaptation, voire d’un pastiche.
Les domaines à explorer sont très divers, depuis la tenue « du dimanche » jusqu’au décorum des souverains. On s’attachera à dégager les modalités et les raisons de cette singularité textile. Est-ce le regard de l’individu sur lui- même ou le respect de codes sociaux ? Est-ce ostentation, simulation ou encore valorisation de l’occasion par l’individu ou le groupe ?
Les résumés préciseront clairement la problématique de la communication proposée qui devra être inédite. Les tenues professionnelles sont concernées uniquement lorsqu’elles sont portées dans des circonstances exceptionnelles. On évitera les tenues de mariage ou de deuil …sauf si l’exemple donne lieu à une réflexion novatrice sur le sujet.

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de l'AFET

Colloque — "Recherche dans le domaine du textile et de la mode"
— 17-18 novembre 2017, 9h–13h, Musée de Terrassa, Terrassa (Catalogne), Espagne

Ce premier colloque national réunissant des chercheurs dans le domaine du textile et de la mode est le fruit d'une collaboration entre le CDMT, le Groupe de recherche sur le textile et la mode et la Fundació Història del Disseny. Il comptera cinquante communications présentées par des intervenants de toute l'Espagne, parmi lesquels Sílvia Ventosa, conservatrice de la collection de textile et de mode du Museu del Disseny, qui parlera du projet de collection d'art textile au Museu del Disseny de Barcelone. La conférence inaugurale sera donnée par Lesley Miller, du Victoria and Albert Museum et de l'Université de Glasgow.
Le colloque se présente comme une rencontre entre universités et musées et une occasion de mettre en commun et de partager les projets de recherche sur le textile et la mode actuellement en cours.

Cliquer sur ce lien pour pour télécharger le programmee (pdf, 837Ko)

Séminaire —"Anthropologie des mondes de la mode (AMM)"
— Programme 2017-2018 Les jeudis de 10h à 13h — *16 novembre, 14 décembre 2017, 11 janvier, 17 mai de 10h à 13h —> CNRS, rue Pouchet, Paris — * 7 juin de 14h à 18h —> CNRS, rue Pouchet, Paris et Journée d'études —> *6 avril, de 9 h 30 à 18 h 30 —

Le séminaire de recherche «Anthropologie des mondes de la mode » (AMM), initié en octobre 2015 dans le cadre des activités de l’IIAC – équipe LAHIC et en partenariat avec la Société d’ethnologie française (SEF), se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences. Phénomène sociologique, la mode est à la fois plurielle, intemporelle et sans localisation, opérant des allers-retours entre les époques et les cultures, tout en restant attachée à des territoires et des traditions.
Partant du constat qu’aujourd’hui, et particulièrement en France, la mode est le plus souvent interrogée à travers l’œil de l’historien, il nous semble important de revenir sur les travaux en cours consacrés à ce sujet dans d’autres disciplines, et notamment, l’anthropologie, l’ethnologie, la sociologie, la sémiologie. Il s’agit donc de questionner les mondes de la mode (et du luxe), reflet de la société contemporaine et de ses transformations, sous les angles, technologique (matières innovantes, nouvelles fonctions, capacités données au vêtement), économique (mutation des filières, nouveau positionnement de l’industrie, de l’artisanat, nouvelles consommations), professionnel (corporation et ses rites, réseaux, évolutions des métiers, de la formation, de l’emploi, processus de création, productions), genré (pratiques masculines, féminines, transgenres, unisexes), communicationnel (effet d’Internet, place donnée à la représentation de soi et à l’image de mode), patrimonial et muséal (conservation des savoirs, expositions, productions symboliques)…
Le séminaire fera, cette année, de la question de la transmission son nouvel axe de réflexion. Les mondes de la mode sont chargés d’histoires, de mémoires, d’imaginaires, de symboles. L’histoire de la mode est là pour nous le rappeler. Cependant, nous souhaitons dépasser une approche traditionnellement historique de la mode, et nous inscrire dans une approche anthropologique de celle-ci, la considérant en tant que témoin privilégié des pratiques contemporaines et des changements sociaux et culturels. Nous proposons cette année d’étudier les formes de transmission de la mode à partir de notions-clés comme apprentissage, héritage, mémoires, conservation. Nous tenterons d’approcher cette réalité a priori intangible qu’est la transmission en nous intéressant à des contextes, milieux, paysages divers, au sein desquels prennent place acteurs et objets, en somme ce que nous nommons les mondes de la mode…

Les formes de transmission de la mode (volet 2017-2018)

  • Séance 1 – Apprentissage (16 novembre 2017)
  • Séance 2 – Héritage (14 décembre 2017 )
  • Séance 3 – Mémoires (11 janvier 2018)
  • Journées d’étude en partenariat avec la Parsons, New School – Fashion Displaced (6 avril 2018)
  • Séance 4 – Conservation (17 mai 2018)
  • Séance 5 – Rencontre autour du numéro La fabrique de la mode, revue Terrains/Théories (7 juin 2018)

Contacts 
Kristell Blache-Comte, doctorante à l’EHESS ( IIAC, IIAC-LAHIC )
Anne Monjaret, directrice de recherche au CNRS (TH) ( IIAC, IIAC-LAHIC )

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales

Colloque — "Au-delà de Paris et de Londres : influences, circulation et rivalités dans la mode et le textile entre la France et l'Angleterre, 1700-1914"
— 13-14 octobre 2017, 9h–16h30, IHTP/CNRS, rue Pouchet, Paris ; Musée Cognacq-Jay, Paris

En examinant de près les relations — tantôt amicales, tantôt tendues — entre la France et l’Angleterre à travers la mode et le textile entre 1700 et 1914, ce colloque abordera plusieurs thèmes, notamment : la circulation (légale ou illicite) des savoirs, des personnes et des objets ; la diffusion – et la fertilisation croisée – des modèles de création entre les deux pays via la presse, les gravures ou les poupées de mode ; l’importation de textiles et de vêtements ; les phénomènes de copie, d’espionnage et de contrefaçon ; la mise en œuvre de politiques protectionnistes visant à limiter les importations en provenance de la nation rivale.
Une attention particulière sera accordée aux différentes chronologies de l'industrialisation des deux pays afin de mieux comprendre l'innovation et l'organisation progressive des métiers dans chacun d'eux. La comparaison entre l'évolution des deux pays tiendra également compte d'exemples de transferts entre eux, comme celui de Charles Frederick Worth, le créateur britannique venu en France en 1858 pour ouvrir une maison de couture qui devint rapidement le symbole de la haute couture à Paris.
Ces questions visent à examiner les multiples façons dont la mode et le textile ont renforcé ou affaibli les liens politiques, économiques, commerciaux, industriels et culturels entre les deux pays. La conférence vise également à apporter un éclairage nouveau sur la géographie de la mode en s’intéressant aux capitales et aux centres de production (Paris-Londres / Manchester-Rouen / Lyon-Spitalfields), ainsi qu’en considérant le contexte plus global à une époque de rivalité coloniale intense entre les deux pays.


Organisé par l’IHTP-CNRS & LARCA (UMR 8225) – UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT.
         Elle s’inscrit dans une série consacrée aux échanges culturels dans le domaine de la mode, qui a notamment compris            
                 *Haute couture, mode et consommation, France et Angleterre, 1947-1957 (11 avril 2014)
                 *Échanges franco-américains dans le domaine de la mode (15 avril 2016)
                 *Échanges franco-allemands dans le domaine de la mode (10-12 octobre 2016)

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de l'unité GRHAM

Conférence — "Histoire des usages vestimentaires en Europe"
— du 9 octobre 2017 au 28 mai 2018, 19h, ENS, 45, rue d’ULM, Paris

Cycle de conférences 2017–2018

Cette Histoire comparée des normes vestimentaires dans les différentes parties de l’Europe siècle après siècle, abordera les spécificités du vêtement civil dans les principales aires géo culturelles du continent européen depuis l’habillement à Rome sous l’Empire jusqu’à l’habillement dominant en Europe à l’orée du XXI siècle. Elle tentera de mettre en évidence les caractéristiques du vêtement propres à chaque époque, elle s’intéressera aux transformations majeures intervenues au fil du temps et à leurs causes, à l’économie du vêtement, à ses modes de diffusion à travers l’espace européen, et tentera de percevoir ce que le vêtement nous dit des modes de vie, des moeurs et des valeurs des sociétés qui l’ont porté.
Ce cycle ouvre le triptyque sur l’histoire culturelle de l’Europe que l’Association des Historiens vous invite à suivre: l’histoire de l’habitat puis l’histoire des pratiques alimentaires lui succèderont.

Cliquer sur ce lien pour télécharger le programme (pdf, 2,5Mo)

Conférence — "Transmettre et conserver : les apports de la conservation-restauration à l’histoire du costume"
— 5 octobre 2017, Musée des arts décoratifs, Paris

Avec Hélène Renaudin,assistante de conservation des collections antérieures à 1800, Mode et textile
et Emmanuelle Garcin, restauratrice, musée des Arts décoratifs.

Cinq pièces de costumes du musée des Arts décoratifs ont été restaurées grâce au mécénat de La Vallée Village en 2017. Cette opération a permis d’enrichir les connaissances sur les collections de façon notable, à travers l’analyse des techniques et des matériaux et la conservation-restauration des différentes parties de ces tenues.
Cette conférence revient sur trois d’entre elles (une cape d’homme de la seconde moitié du 16e siècle, une robe à la française de la fin du 18e siècle et un chapeau de femme en fibres exotiques) et l’enrichissement des connaissances sur les collections qu’a permis cette restauration exceptionnelle.

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site du Musée des arts décoratifs 

 


2016

Workshop — "Ornementation textile et parure vestimentaire dans les musées et les demeures historiques"
— 9 juin 2016, Université de Wolverhampton, Wolverhampton (Royaume-Uni)

Fioritures et fanfreluches ? Ornementation textile et parure vestimentaire dans les musées et les demeures historiques

Naomi Bailey-Cooper, London College of Fashion, Université des Arts de Londres, Comment l’ornementation peut-elle offrir une alternative à la notion décorative et séductrice des matières animales exotiques ?
Les matières animales telles que la fourrure, les plumes et les peaux exotiques sont problématiques (sur les plans éthique, social et environnemental), mais restent populaires en tant que produits décoratifs dans la mode contemporaine. L'industrie a mis au point toute une gamme d'imitations techniques de la fourrure animale et des peaux exotiques à partir d'autres ressources. Cependant, peu d'études explorent les associations séduisantes et inimitables des matières animales haut de gamme, et appliquent ces qualités pour créer des ornements alternatifs.
Le contexte historique de cette recherche s'inscrit dans l'évolution de la fourrure, des plumes et des peaux exotiques, qui sont passées d'un usage fonctionnel à un usage décoratif. En s'appuyant sur les archives du XIXe et du début du XXe siècle conservées au Victoria and Albert Museum, cette recherche analyse, à travers des études de cas, l'essor de l'utilisation extravagante de matières animales et le « romantisme de la fourrure ». Des exemples de ces ornements sont conservés au Clothworkers Centre du Victoria and Albert Museum, sous forme de peintures et de descriptions texturales, ainsi que d'imitations de fourrure animale de l'époque.
Cette recherche vise à faire progresser la pratique du design textile en utilisant des archives historiques pour identifier les principaux facteurs ayant motivé l’utilisation de matières animales exotiques à des fins décoratives. Elle vise également à appliquer ces connaissances à la conception d’ornements utilisant des matériaux et des méthodes alternatifs, plus éthiques et socialement responsables. Elle pourrait ainsi inciter d’autres professionnels à utiliser les archives des musées non seulement comme source d’inspiration visuelle, mais aussi pour le transfert de connaissances sur les motivations et les effets de la consommation de matières premières.

Jenni Dixon, Université de Birmingham, Une belle ingéniosité : les boutons de Luckcock et l’apparence masculine au XVIIIe siècle
Le musée de Birmingham abrite la collection de James Luckcock, composée de plus de 500 boutons différents, rassemblée entre 1780 et 1820 environ, et considérée comme représentative principalement de la fabrication locale de Birmingham. Bien que les boutons fussent essentiellement utilitaires, ils devinrent des accessoires très à la mode pour la tenue masculine au XVIIIe siècle, et la collection Luckcock illustre la grande variété de motifs, de matériaux et de procédés utilisés pour produire des modèles plus décoratifs. La collection est également inhabituelle car elle a été constituée au moment de la production, ou peu après, ce qui lui confère une dimension supplémentaire et révèle que ces objets possédaient des qualités recherchées au-delà de la vente au détail et de l’usage contemporains.
Pour examiner cela, je propose de suivre le parcours des boutons depuis leur utilisation, en passant par la vente au détail, jusqu'à leur fabrication à Birmingham (à laquelle Luckcock, en tant que bijoutier, participait), afin de comprendre leur place en tant qu'objets de collection et d'explorer les moyens de s'identifier aux objets de musée tels qu'ils étaient dans le passé.
Les boutons pouvaient être des marqueurs sociaux et culturels ; des sources commentent le choix inapproprié de boutons, ainsi que leur rôle dans l’apparence masculine et la masculinité du XVIIIe siècle. Bien que cette présentation fût esthétique, ces objets représentaient également les compétences, les procédés et les technologies ingénieux qui les avaient produits, et qui s’inscrivaient dans une culture de la manufacture éclairée. Soho Manu de Birmingham
Pour examiner cela, je propose de suivre le parcours des boutons depuis leur utilisation, en passant par la vente au détail, jusqu'à leur fabrication à Birmingham (à laquelle Luckcock, en tant que bijoutier, a participé), afin de comprendre leur place en tant qu'objets de collection et d'explorer les moyens de s'identifier aux objets de musée tels qu'ils étaient dans le passé. Les boutons pouvaient constituer des marqueurs sociaux et culturels ; certaines sources évoquent le choix inapproprié de boutons, ainsi que leur rôle dans l’ostentation masculine et la masculinité du XVIIIe siècle. Bien que cette ostentation fût d’ordre esthétique, ces objets reflétaient également l’ingéniosité des savoir-faire, des procédés et des technologies qui les avaient produits, et qui s’inscrivaient dans une culture de l’industrie des Lumières. La manufacture Soho de Birmingham, par exemple, produisait une quantité considérable de boutons, plus de la moitié de son site étant consacrée à la fabrication de boutons dans les années 1780. Matthew Boulton a développé le site de Soho comme une version miniature de Birmingham, réunissant une variété de métiers : des bijoutiers fabriquant des « paillettes » et des « étoiles découpées » individuelles, aux ateliers de peinture, de dorure et de bordure utilisant diverses machines. Les archives de Soho montrent comment un certain nombre de boutons Luckcock auraient été produits dans le cadre de cette division du travail, qui constituait une nouveauté pour les consommateurs et attirait un grand nombre de touristes tant à Soho que dans le reste de la ville. En collectionnant des boutons individuels, Luckcock a constitué un échantillon représentatif de cette production, non seulement en tant que beaux objets, mais aussi en tant qu’exemples de l’art manufacturier de Birmingham et des processus qu’il impliquait. Ces aspects sont dissimulés dans l’exposition du musée, mais des recherches plus approfondies aident à comprendre leur attrait pour les consommateurs du XVIIIe siècle, au-delà de l’esthétique.

Anthea Harris, Université de Birmingham, Textiles ornementaux « coptes » conservés au musée Ure de Reading
Cet article rend compte des résultats d’un projet visant à examiner de manière critique une petite collection de textiles dits « coptes », acquis dans les années 1930 par la fondatrice de l’actuel musée Ure de l’université de Reading (Annie Ure) alors qu’ils étaient mis au rebut par le British Museum. Qualifiés de « bagatelles sans importance » dans les documents d’Annie Ure, ils ont été entreposés sans avoir été restaurés et n’ont été catalogués et examinés qu’au cours de la dernière décennie. La collection comprend une vingtaine d’objets provenant d’un cimetière d’Ahkmin, dans le désert égyptien, dont la plupart sont des médaillons ou des bandes ornementales détachés de vêtements en lin. Dans certains cas, l’ornementation faisait partie intégrante du vêtement ; dans d’autres, il s’agissait d’une pièce réalisée séparément, cousue sur le vêtement fini. Presque tous les objets de la collection ont été grossièrement découpés dans un textile plus grand (qui a ensuite vraisemblablement été jeté). 
Ironiquement, les critères sur la base desquels les générations précédentes d’archéologues, d’historiens de l’art et de professionnels des musées ont écarté ces textiles pourraient aujourd’hui constituer leur principal sujet d’intérêt. Ces textiles avaient connu un sort difficile avant leur mise au jour : la plupart avaient été endommagés par les fluides corporels acides, ce qui avait provoqué un rétrécissement ou une dissolution des fibres (en particulier de la laine). Au début du XXe siècle, les collectionneurs et les professionnels, qui disposaient d’une abondance de textiles coptes de meilleure qualité et mieux conservés, et qui s’intéressaient principalement aux questions de recherche en histoire de l’art, ont écarté ces spécimens « inférieurs » et les ont mis au rebut, sans se rendre compte que certains d’entre eux avaient le potentiel de fournir davantage d’informations sur la « vie » du textile (et donc sur les personnes qui interagissaient avec lui) que leurs homologues plus « parfaits ».
Les objets de la collection dont je vais parler ici illustrent, par exemple, les modes d’utilisation, de réparation et de réutilisation des textiles, ainsi que les processus de production eux-mêmes. On y trouve des traces de raccommodage, d’ornements recyclés d’un vêtement à l’autre et de « chiffons » utilisés comme matériau de rembourrage dans les tombes. La plupart des collections muséales de textiles égyptiens de la fin de l’époque romaine et byzantine ne permettent généralement pas de tels commentaires, bien que les implications d’un examen de leur « vie sociale » sous cet angle puissent être révélatrices, notamment en remettant en question les historiographies qui décrivent les rites funéraires comme privilégiant les vêtements « neufs » ou « les meilleurs ».

Kate Strasdin, Université de Falmouth, Éphémères oubliés : les histoires cachées des ornements de la fin du XIXe siècle 
Les spécialistes de la mode féminine de la fin du XIXe siècle connaissent bien les volants et les froufrous, les pompons, les garnitures et les passementeries qui font partie intégrante de l’esthétique de cette période. Pourtant, cet article soutient que ce sont précisément ces ornements si caractéristiques qui sont aussi, d’une certaine manière, invisibles : ce sont des éphémères oubliés. Dans cet article, j’examinerai comment repositionner et réinterpréter les ornements vestimentaires de la fin du XIXe siècle sous deux angles : les ornements « incarnés », qui font déjà partie intégrante de la décoration d’un vêtement, et les ornements « désincarnés » – ces pièces qui ont survécu sans jamais avoir été intégrées à un vêtement et qui, de ce fait, conservent sans doute une identité différente, peut-être plus visible.
Une collection d’articles de mercerie édouardienne acquise récemment, fixée sur ses supports en gaze et ses cartons d’origine, offre une approche différente aux chercheurs qui pourraient alors s’interroger sur la nature de l’ornement lorsqu’il est dissocié de son association avec un vêtement. Dans un tel contexte, ces objets se transforment en marchandises, leur prix au mètre étant inscrit au crayon dans un coin du carton ; ainsi, selon moi, ces garnitures acquièrent une plus grande visibilité. Les fabricants et les détaillants de ces matériaux se sont perdus dans le temps, faisant partie des nombreuses histoires cachées de la confection et de la production textile. 
Les ornements des robes féminines de la fin du XIXe siècle sont souvent liés à l’histoire de ces objets. Cet article examinera des études de cas portant sur les vêtements de la reine Alexandra, sujet de ma thèse de doctorat, afin d’analyser comment l’ajout et la suppression d’ornements évoluent au fil du temps et selon les contextes : un vêtement conservé dans un musée a ainsi vu une frange perlée ajoutée par des bénévoles dans les années 1960 afin de créer une tenue plus « royale ».
L'interprétation de ces objets éphémères oubliés et la mise en lumière de ces aspects des collections de vêtements et de textiles, souvent relégués au second plan au profit de vêtements plus « complets », s'inscrivent dans un intérêt croissant pour les nombreux métiers auxiliaires qui ont soutenu l'industrie de la mode mais qui, jusqu'à présent, ont souvent été négligés.

Anna Sznajder, Rapprocher les communautés grâce à des collections itinérantes d’artisanat textile – Les dentellières au fuseau d’Europe centrale et orientale
L'objectif de cet article est de présenter le concept de collections itinérantes d'artisanat textile à travers l'exemple de communautés et d'individus préservant les techniques traditionnelles de la dentelle au fuseau dans l'Europe centrale et orientale contemporaine. En étudiant des exemples d'expositions artisanales telles que les galeries régionales, les salles ethnographiques dans les écoles et les centres culturels, ou encore les collections privées, cet article vise à mettre en évidence le rôle des expositions de dentelle au fuseau en tant que représentation historique de l'identité artisanale collective d'un lieu donné.
Certaines de ces collections sont mobiles et participent à des projets basés sur l’échange culturel avec d’autres pays. Les expositions actuelles de dentelles lors de foires à travers l’Europe offrent un contexte d’interprétation de la signification de l’artisanat historique et contemporain sous la forme de collections mobiles. En particulier, le Festival international de la dentelle au fuseau de Bobowa (sud de la Pologne) donne un aperçu de la diversité des liens entre les expositions artisanales et les communautés de dentellières aux niveaux local, national et international.
L'espace physique et symbolique de l'exposition s'entremêle avec les ethnographies locales et renforce les identités locales grâce à l'interaction avec les autres ainsi qu'avec des objets artisanaux d'hier et d'aujourd'hui. Il offre également un aperçu du sentiment d'appartenance à un contexte plus large créé par les artisans européens. En quoi ces collections sont-elles innovantes ? Quelle signification les collections de dentelles acquièrent-elles dans l’espace d’un événement international ? Comment les présentations construisent-elles des significations historiques pour les communautés artisanales contemporaines, les groupes de loisirs et les individus ? Cet article aborde ces questions relatives aux collections itinérantes d’artisanat textile en présentant l’environnement unique des dentellières aux fuseaux.

Alison Toplis, Université de Wolverhampton, Embellissement rural : études de cas sur les robes-blouses
En examinant en détail une sélection de robes-blouses conservées dans les collections de musées locaux, cet article se penchera sur les ornements et la décoration de ces vêtements. Ces vêtements seront replacés dans leur contexte local afin d’expliquer à la fois pourquoi ils ont été confectionnés de cette manière et si cela a influencé leur intégration dans les collections des musées.
L'accent sera mis sur les robes-blouses provenant de différentes régions du pays, notamment de la côte sud de l'Angleterre et du Yorkshire, afin d'étudier les différences et les similitudes tant au niveau de l'ornementation que de l'utilisation de ces vêtements. En conclusion, cet article se demandera si le simple fait de collectionner des robes-blouses dans les musées au début du XXe siècle a conduit à une embellissement du passé rural et à des représentations erronées concernant l'utilisation de la robe-blouse.

Mark Wallis, Guerre et Paix
Tout au long de la période moderne, on peut observer l'apparition d'éléments de costumes nationaux distincts dans divers pays européens, sauf, curieusement, en Angleterre. Notre costume national – dans la mesure où l'on peut dire que nous en avions un – n'est reconnaissable en tant que tel qu'à partir de la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'à cette époque, un Anglais ou une Anglaise (aisé·e) s'inspirait librement des vêtements d'autres nations. Les courtisanes qui se pressaient autour d’Henri VIII portaient des robes françaises ou italiennes, tandis que leurs homologues masculins arboraient des tenues à la française ou à l’allemande – toutes immédiatement reconnaissables par leurs contemporains grâce à leurs différences de coupe et de décoration. Tout ce qui était nouveau plaisait au roi tout au long de sa vie et il possédait plusieurs « robes polonaises » – dont l’une est représentée sur un portrait de lui, déjà âgé.
Les vêtements dits « polonais » ou « hongrois » étaient reconnaissables à leurs bandes de galons parallèles décorant la poitrine et s'étendant du cou à la taille ; celles-ci conféraient à celui qui les portait un air d'exotisme mêlé à un parfum de poudre à canon, d'autant plus que les vestes « dolmen » à galons étaient portées par les célèbres hussards hongrois et les lanciers polonais, comptés parmi les meilleurs cavaliers légers d'Europe à cette époque. Ce style décoratif fut en réalité adopté par les chrétiens auprès des Turcs, qui conquirent la Hongrie en 1526, bien que les turbans ottomans aient été remplacés par des bonnets garnis de fourrure et de plumes – le tout très élégant !
Élisabeth Ire a été représentée vêtue d’une version féminine du pourpoint masculin, ornée de bandes de galons dans le style polono-hongrois, toujours très en vogue, tandis que ses sujets, comme on le sait, empruntaient à d’autres nations pour s’habiller, mélangeant culottes italiennes, capes hollandaises, pourpoints allemands, chaussures espagnoles et chapeaux français. Shakespeare se moque de cette manie d’emprunter sans discernement.
Au XVIIIe siècle, époque à laquelle ces vêtements de ma collection ont été confectionnés, le style polono-hongrois battait son plein et les hommes désireux de se donner un air militaire ou mystérieux portaient parfois des manteaux galonnés. Leurs fils et petits-fils au XIXe siècle firent de même, tandis que les régiments de cavalerie légère de toutes les armées européennes étaient habillés en hussards, lanciers et dragons, les premiers portant toujours la veste courte à galons et le bonnet de fourrure de leurs ancêtres du XVIe siècle. La Royal Horse Artillery de l’armée britannique moderne porte aujourd’hui de telles vestes à galons dans son uniforme de gala, de sorte que le style perdure et, selon moi, n’a rien perdu de son exotisme au fil des siècles.

Rosamund Weatherall, Atelier de conservation des textiles du National Trust, Étude et révélation : documentation et conservation des tentures du lit à paillettes de Knole, à Sevenoaks, dans le Kent
Le lit à paillettes de Knole House, dans le Kent, résidence de la famille Sackville, fait actuellement l’objet d’un traitement de conservation au studio de conservation textile du National Trust, à Norfolk. Il s’agit probablement de l’un des lits d’apparat les plus importants du pays, mais il reste également quelque peu énigmatique. On sait que ce lit existe sous sa forme actuelle depuis le début jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, et qu’il est resté à son emplacement actuel depuis son installation. Il n’a fait l’objet d’aucune étude majeure jusqu’à ce que Knole lance un vaste projet de conservation à long terme, financé par le HLF, pour la maison et la collection, alors qu’on le considérait comme un bien royal, à l’instar de nombreuses autres pièces de la collection. Les travaux d’Emma Slocombe, conservatrice du projet, ont commencé à révéler quelque chose de sa véritable origine : il s’agirait d’un ensemble de textiles qui aurait été commandé par Lionel Cranfield, 1er comte de Middlesex, au début des années 1620. Ce mercer s’était hissé au rang de Lord Grand Trésorier de Jacques Ier en 1621 et sa fille avait épousé un membre de la famille Sackville.
Ces textiles étaient destinés à un homme de haut rang. L'étude des inventaires de Chelsea House, sa demeure londonienne, révèle une maison somptueusement décorée et mentionne notamment un ensemble de mobilier d'apparat comprenant un fauteuil d'apparat, un grand fauteuil, deux lits à baldaquin et des chaises à dossier haut, ainsi qu'un ensemble de tabourets. Un autre document, une lettre, fait référence au lit fabriqué pour son épouse, qui aurait dormi « très somptueusement » dans un mobilier réalisé par les artisans du roi (Chamberlain, II, Letter 394, 10 November 1621, p. 406; Letter 399, 22 December 1621, p. 417; Town and Fryman, “Lionel Cranfield and the Furnishing of Chelsea House 1620-1625,” p. 4).
Chacune de ces suites présente des points communs avec les textiles trouvés sur le lit actuel : broderies, franges et damas cramoisi. Les tentures existantes comportent deux types distincts de broderies appliquées, mais avec des motifs communs. Les travaux de conservation ont également commencé à révéler des détails cachés sous une couche de poussière et perdus à cause de l’usure. Notre tâche actuelle concernant les tentures du lit consiste à consigner ce que nous trouvons, à nettoyer les rideaux à l’eau et à stabiliser les appliqués, à l’origine composés de tissu d’argent et de tissu d’or, de paillettes d’argent et d’argent doré, de perles, de cordons en fils métalliques d’argent et d’or, de galons à boucles d’argent et d’or, ainsi que de franges étroites et profondes.

Workshop 5 — "Anthropologie des mondes de la mode"
— 8 juin 2016, 10h-13h, Salle 159, Site Pouchet CNRS, 59-­61 rue Pouchet, 75017 Paris

Séance 5 – Table ronde Mode et patrimoine

L’atelier « Anthropologie des mondes de la mode » se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences

Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

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Workshop 4 — "Anthropologie des mondes de la mode"
— 11 mai 2016, 10h-13h, Médiathèque, Musée de l’histoire de l’immigration, 293 avenue Daumesnil, Porte dorée, Paris

Séance 4 – Table ronde Mode et globalisation

L’atelier « Anthropologie des mondes de la mode » se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences

Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

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JE — "Les mises en scène de la mode"
— 13-14 avril 2016, salle des conférences, site Pouchet CNRS, 59-61 rue Pouchet, Paris

Organisé par
*l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie Contemporaine, LAHIC – CNRS, EHESS,
*Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
*Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

En partenariat avec la Société d’Ethnologie Française (SEF)

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JE — "La Mode masculine 1820-1970"
— 2 mars 2016, 14h-17h, Galerie Colbert, Salle Vasari, Institut national d’histoire de l’art, 2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs, Paris

Entrée libre

Après une première année consacrée aux sources d’étude, la seconde année du séminaire  « La Mode masculine 1820-1970 », organisé dans le cadre du programme « Histoire de la mode et du vêtement », se propose de traiter des corps et des objets en poursuivant le même objectif qui est de mettre en lumière la singularité et la complexité de ces cent cinquante années de mode masculine.

Intervenants

  • Joya Indermühle, conservateur, Schweizerisches Nationalmuseum, Zürich, La cravate au fil du temps : formes, tissus et motifs
  • Elizabeth Semmelhack, senior curator, The Bata Shoe Museum, Toronto, Men in Heels : The Politics of augmented Height
  • Raphaël Sagodira, collectionneur, Paris, L’homme formel matérialisé. Analyse de quelques éléments de vestiaire 1910-1930

Archives audiovisuelles

  • Mode masculine, émission Vingt-quatre heures sur la Deux, 9 février 1970, INA (ORTF)
  • Mode masculine, JT  20h, 28 novembre 1970, INA (ORTF)

Colloque — "Mode & Frontières identités, cultures et territoires"
— 9-10 février 2016, Grand Amphithéâtre, Université Lumière Lyon 2, Lyon

La mode occupe aujourd’hui des territoires élargis bien au-delà du vestimentaire et de l’apparence corporelle.
Il apparaît opportun de s’interroger sur les champs de la mode et la notion de frontière dans la mode.
La mode, qui intègre et réduit les différences, joue-t-elle un rôle de frontière ?
Au sens géographique, au sens économique, au sens éthique ?
Comment se situent les limites de la mode ?
Quelles sont les marges de fluctuance pour une marque de mode en termes de créativité, de production, de communication et d’usage ?
Les espaces intermédiaires liés aux notions de genre et d’identité, sur lesquelles ouvre la mode, seront aussi explorés lors du colloque.

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Séminaires — "Genre et histoire"
— Février–juin 2016, Darwin College, Université de Cambridge, Cambridge (Royaume-Uni)

Cette série de conférences destinées aux étudiants de troisième cycle constitue un forum bien établi pour toutes les personnes s'intéressant aux dimensions historiques du genre, de la sexualité, du féminisme et de la masculinité, sur une vaste période chronologique et une large zone géographique, et dans diverses disciplines. Nous accueillons des intervenants issus du département d'histoire de Cambridge et d'autres facultés, ainsi que d'autres universités.

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de l'Université de Cambridge

Symposium — "La mode dans les musées : passé, présent et avenir"
— 20-22 avril 2016, Rijksmuseum, Amsterdam (Pays-Bas)

Le point de vue des conservateurs et des restaurateurs ne sera pas le seul à être présenté ; celui des administrateurs sera également abordé. Ces derniers, qui ignorent souvent les exigences spécifiques liées aux costumes et à la mode, devront être convaincus du coût élevé d’une exposition consacrée à la mode. Des experts issus d’institutions nationales et internationales de premier plan partageront leurs points de vue : une conférence à ne pas manquer.
Au cours des deux dernières décennies, la plupart des expositions de mode à grand succès à travers le monde ont été consacrées à des créateurs contemporains et ont été proposées aux institutions concernées sous la forme d’un package complet, incluant l’appareil marketing et publicitaire complet de la marque de mode. On est loin du concept original de Diana Vreeland (1983-1984), qui consistait pour un musée à célébrer un créateur contemporain – dans son cas, Yves Saint Laurent – en présentant une rétrospective organisée et présentée par le musée lui-même.
Dans un discours prononcé par la célèbre journaliste de mode Suzy Menkes (rédactrice en chef de Vogue International) au Rijksmuseum en juin 2015, celle-ci a appelé à un retour aux expositions organisées par les musées, fondées sur une recherche approfondie de leurs propres collections qui recèlent tant de trésors étonnants mais encore inexplorés. Avec l’exposition Catwalk. Fashion in the Rijksmuseum (20 février – 15 mai 2016), le musée fait un nouveau pas dans cette direction en présentant un échantillon représentatif de sa collection de costumes – la plus ancienne du pays – dans un décor conçu par le célèbre

Cliquer sur ce lien pour accéder au programme sur le site de Cultures et Histoire de Mode-Hypothèses


2015

Workshop 3 — "Anthropologie des mondes de la mode"
— 13 janvier 2015, 10h-13h, Médiathèque, Musée de l’histoire de l’immigration, 293 avenue Daumesnil, Porte dorée, Paris

Séance 3 – Table ronde Mode et précarité 

L’atelier « Anthropologie des mondes de la mode » se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences

Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

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Workshop 2 — "Anthropologie des mondes de la mode"
— 9 décembre 2015, 10h-­13h, salle 159, Site Pouchet CNRS, 59‐61 rue Pouchet, Paris

Séance 2 – Table ronde Mode, Art et création

L’atelier « Anthropologie des mondes de la mode » se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences

Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

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Workshop 1 — "Anthropologie des mondes de la mode" 14 oct. 10h00 -13h00 Colloque
— 14 octobre 2015, 10h‐13h, Médiathèque, Musée de l’histoire de l’immigration, 293 Avenue Daumesnil, Porte dorée, Paris

Séance 1 – Rencontre « Autour du numéro Fashion Mix » sur la thématique Mode et migration – avec la revue Hommes & Migrations

L’atelier « Anthropologie des mondes de la mode » se veut un lieu de rencontre et d’échange, qui vise à réunir chercheurs, étudiants et professionnels, s’intéressant à la mode, entendu ici comme un espace économique, créatif, technologique, professionnel, social, patrimonial et politique, mais aussi comme un espace de mise en scène et de communication des apparences

Anne Monjaret, ethnologue, sociologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, Présidente de la SEF
Kristell Blache-Comte, anthropologue, IIAC-LAHIC, CNRS, EHESS, photographe

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